Quels contaminants retrouve-t-on réellement dans l’eau ?

Quels contaminants retrouve-t-on réellement dans l’eau ?

  1. Les impuretés insolubles : les plus visibles mais pas les plus dangereuses
    Ce sont les particules en suspension, les petites traces de rouille ou de sable qui se déposent au fond d’un verre ou d’une casserole. Elles impressionnent parce qu’on les voit, mais ce sont souvent les polluants les plus simples à retenir grâce à une filtration mécanique de base.
  2. Les minéraux responsables de la dureté : utiles, mais gênants en excès
    Le calcium et le magnésium font partie des minéraux essentiels, mais lorsqu’ils sont trop présents, ils rendent l’eau dure. Cela se traduit par du tartre dans les appareils, un linge rêche ou une sensation de sécheresse sur la peau. L’objectif n’est pas de les éliminer totalement, mais de retrouver un équilibre plus confortable.
  3. Le fer : un polluant fréquent dans les eaux de puits
    L’excès de fer donne une couleur jaune-orangé, un goût métallique et une odeur caractéristique. On le retrouve surtout dans les eaux souterraines, mais aussi dans certaines zones où les réseaux présentent des dépôts anciens. Là encore, une filtration adaptée permet de réduire sa concentration.
  4. Les polluants inorganiques dissous : les plus discrets, mais parfois les plus problématiques. Ce sont les substances impossibles à repérer sans analyse : nitrates, résidus d’engrais, traces de solvants, pesticides, fluorures, métaux naturellement présents dans la roche ou contaminants issus d’activités humaines. Invisibles, inodores, sans goût, ils nécessitent des technologies de filtration avancées pour être réduits.
  5. Le chlore et ses sous-produits : indispensables pour la sécurité, moins agréables à la dégustation.  Le réseau public utilise le chlore pour garantir la sécurité sanitaire, et c’est une étape nécessaire. Mais ce traitement modifie le goût, l’odeur et le confort de consommation. Les filtres domestiques permettent de retrouver une eau plus neutre et plus agréable tout en conservant les garanties de potabilité.
  6. Les composés organiques : des traces issues du sol ou de matières naturelles. Ces composés proviennent de matières végétales, de sédiments ou, parfois, d’infiltrations liées à un assainissement défaillant. Leur présence peut donner un goût terreux ou une couleur légèrement brunâtre. Certaines filtrations spécifiques permettent de réduire ces teneurs et de retrouver une eau claire.
  7. Les métaux lourds : un risque lié aux anciennes installations. Plomb, cuivre, nickel… Ces métaux peuvent provenir de vieilles canalisations ou de réseaux partiellement corrodés. Même à faibles doses, ils nécessitent une vigilance particulière, d’où l’importance de moderniser la distribution ou d’utiliser des systèmes de filtration adaptés.
  8. Les micro-organismes : toujours présents dans l’eau brute. Bactéries, spores, virus : toute eau naturelle en contient. Le traitement public en élimine la grande majorité, mais les eaux de puits ou de sources non contrôlées peuvent présenter des niveaux variables selon les saisons, la météo ou l’activité environnante. Seules certaines technologies très fines permettent de réduire ces contaminants biologiques.

Comment choisir une filtration adaptée à ses besoins ?

La première étape consiste à connaître la qualité de son eau. Les analyses de l’ARS sont disponibles pour l’eau du robinet, tandis que tout puits ou forage privé devrait être testé régulièrement. Une fois ces données connues, le choix du filtre devient beaucoup plus simple : filtration mécanique pour les particules, charbon actif pour le chlore et les odeurs, résines d’échange d’ions pour la dureté ou les métaux, microfiltration ou membranes pour les polluants dissous ou les micro-organismes.

L’objectif n’est pas d’obtenir une eau “parfaite”, mais une eau maîtrisée, constante, agréable et adaptée à la consommation quotidienne.

Conclusion : comprendre les pollutions, c’est se donner le pouvoir de mieux choisir
L’eau transporte toujours quelque chose : parfois des minéraux utiles, parfois des traces indésirables. Savoir identifier ces différents types de pollution permet de ne plus subir la qualité de son eau, mais au contraire de choisir les solutions qui correspondent réellement à son contexte, son environnement et son confort.

Avec une filtration bien adaptée, on ne cherche pas à rendre l’eau artificielle : on cherche simplement à la rendre plus fiable, plus agréable et plus cohérente avec nos besoins d’aujourd’hui.

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